Droits d’auteur en Guinée : le BGDA clôture sa formation et mise sur la traçabilité des œuvres

Droits d’auteur en Guinée
Le Bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA) a achevé, le vendredi 9 octobre 2026 à Conakry, un atelier de quatre jours consacré à la modernisation de la gestion collective des droits d’auteur.

Le Bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA) a achevé, le vendredi 9 octobre 2026 à Conakry, un atelier de quatre jours consacré à la modernisation de la gestion collective des droits d’auteur. Soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (CISAC), cette initiative vise notamment à améliorer l’identification des créateurs et le suivi de leurs œuvres.

La formation a réuni une quarantaine de participants issus des institutions culturelles, des instances de gouvernance et des milieux de la création et de la production. Les échanges ont porté sur les standards internationaux de documentation, les mécanismes de gestion collective et les moyens de mieux assurer la rémunération des ayants droit.

Mieux identifier les œuvres pour faciliter les paiements

L’un des enjeux majeurs de cette réforme est la traçabilité des créations guinéennes. L’identification des auteurs et de leurs œuvres doit permettre de mieux suivre leur exploitation, y compris à l’étranger, et de faciliter le versement des droits correspondants.

Les outils évoqués comprennent notamment les identifiants internationaux IPI, utilisés pour identifier les ayants droit, et ISWC, consacré aux œuvres musicales. Le dispositif s’inscrit dans un chantier plus large de mise en conformité avec les standards internationaux de gestion collective.

L’intelligence artificielle également au cœur des échanges

La clôture de l’atelier a aussi été marquée par la présentation d’une Déclaration de Conakry portant sur l’intelligence artificielle, le droit d’auteur et l’avenir des industries culturelles et créatives.

Cette initiative souligne les préoccupations liées à l’utilisation des œuvres par les technologies d’intelligence artificielle et à la nécessité de préserver la reconnaissance et la rémunération des créateurs.

Des résultats encore attendus

La tenue de cette formation constitue une étape dans le processus de modernisation du BGDA. Toutefois, ses effets concrets dépendront de la mise en œuvre des recommandations, de la fiabilité des bases de données et de l’amélioration effective des mécanismes de perception et de répartition des droits.

Pour les artistes guinéens, l’enjeu reste de pouvoir faire identifier leurs œuvres, suivre leur exploitation et percevoir les rémunérations auxquelles ils ont droit.

Le calendrier d’application des recommandations et les résultats mesurables de cette réforme restent à préciser par les institutions concernées.

Sources : Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat ; compte rendu de la clôture de l’atelier.

Comments powered by CComment