Cinéma guinéen : le CCFG appelle à mieux coordonner les initiatives du secteur

CCFG COnakry
Le Centre culturel franco-guinéen (CCFG) plaide pour une meilleure coordination des initiatives afin de structurer le cinéma guinéen.

Le Centre culturel franco-guinéen (CCFG) plaide pour une meilleure coordination des initiatives afin de structurer le cinéma guinéen. Lors d’une conférence de presse consacrée au Rendez-vous international du cinéma en Guinée, sa co-directrice générale, Djariou Bah, a insisté sur la complémentarité entre les acteurs, la formation des jeunes talents et la recherche de financements.

Prévu du 19 au 21 novembre 2026 à Conakry, ce rendez-vous réunira la 6ᵉ édition du Salon du Cinéma Guinéen et la 4ᵉ édition des FIF Awards. Partenaire du Salon depuis sa deuxième édition, le CCFG accueille cette année les deux manifestations réunies.

Diariou Bah
Diariou Bah - co-directrice du CCFG

Pour Djariou Bah, cette association doit permettre de dépasser la multiplication des événements isolés et de créer une dynamique collective. « Le Salon du cinéma est un espace d’expression, un espace de réflexion pour les projets du cinéma, pour les acteurs du cinéma. Le FIF, c’est un festival qui célèbre le cinéma et les cinéastes », a-t-elle expliqué.

Former les jeunes et accompagner les projets

La formation figure également parmi les priorités. La responsable du CCFG a évoqué la collaboration entre le Salon du cinéma et Sabo Ciné Talent, qui aurait notamment contribué à l’élaboration de trois scénarios.

Pour la prochaine édition, des master-class, un atelier de cinq jours et des projections techniques sont annoncés. Ces activités doivent permettre aux jeunes créateurs de présenter leurs films à des professionnels expérimentés et de bénéficier de leurs observations.

« Il faut que les professionnels puissent les voir et donner leur avis », a souligné Djariou Bah, mettant en avant l’importance des retours critiques dans la progression des jeunes cinéastes.

Le financement, un obstacle à lever

Au-delà de la formation, l’accès aux financements reste un défi majeur pour la production cinématographique en Guinée. « L’un des véritables problèmes du cinéma, c’est qu’il faut de l’argent », a rappelé la co-directrice générale du CCFG.

Les séances de présentation de projets, ou pitchs, doivent notamment rapprocher les jeunes cinéastes des producteurs et des partenaires potentiels. Djariou Bah a mentionné l’intérêt de partenaires canadiens et ivoiriens pour certains projets, tout en soulignant que la mobilisation des entreprises et des banques reste à renforcer.

Elle a enfin insisté sur la nécessité pour les professionnels de mutualiser leurs ressources et de développer des collaborations durables.

À travers le Salon du Cinéma Guinéen et les FIF Awards, les organisateurs veulent faire du mois de novembre un rendez-vous régulier pour le secteur, combinant

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