Lutte contre le cancer en Guinée : le vaccin contre le HPV annoncé pour 2027

papillomavirus humain (HPV)
La Guinée prévoit d’introduire le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) dans son Programme national de vaccination à partir de 2027.

La Guinée prévoit d’introduire le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) dans son Programme national de vaccination à partir de 2027. Le gouvernement annonce également la construction de deux centres de cancérologie, à Conakry et à Kankan, dont les travaux devraient débuter la même année.

La Guinée prévoit de renforcer sa lutte contre les cancers à travers la vaccination, le dépistage précoce et l’amélioration de l’accès aux soins spécialisés.

À l’occasion d’Octobre Rose 2026, les autorités sanitaires ont annoncé l’introduction du vaccin contre le papillomavirus humain (HPV) dans le Programme national de vaccination à partir de 2027. Ce virus est responsable de la grande majorité des cancers du col de l’utérus.

Cette mesure annoncée vise à renforcer la prévention, notamment chez les jeunes filles. Les modalités pratiques de vaccination, notamment les tranches d’âge ciblées et le calendrier de déploiement, restent à préciser.

Deux centres de cancérologie annoncés

Le gouvernement prévoit également de construire deux centres spécialisés dans la prise en charge des cancers, à Conakry et à Kankan. Le démarrage des travaux est annoncé pour 2027.

Ces infrastructures devraient renforcer les capacités nationales de diagnostic et de traitement des maladies cancéreuses. Elles pourraient aussi réduire le recours aux évacuations sanitaires à l’étranger pour les patients nécessitant des soins spécialisés, sous réserve de leur réalisation et de la disponibilité des équipements et du personnel qualifié.

Un objectif de sensibilisation élargi

Selon les chiffres présentés par les autorités sanitaires, la campagne Octobre Rose 2025 a permis de sensibiliser plus de 15 000 personnes et de réaliser plus de 7 000 examens de dépistage et de détection précoce.

Pour l’édition 2026, l’objectif annoncé est de sensibiliser au moins 100 000 personnes dans les dix régions administratives du pays.

Le dépistage précoce demeure un enjeu important, car la détection tardive des cancers complique souvent leur prise en charge. Les autorités appellent ainsi les populations à s’informer sur les services de dépistage disponibles et à consulter les professionnels de santé.

La concrétisation des annonces relatives à la vaccination et aux centres spécialisés constituera une étape importante à suivre dans les prochains mois.

Comments powered by CComment