Colloque « L’Épopée de la culture guinéenne » : trois acteurs culturels de renom déjà à Conakry

De gauche à droite : Alioune Diop, Jacques Bizollon de Zuénoula (JBZ) et Moses Djinko, invités au colloque « L’Épopée de la culture guinéenne », arrivés à Conakry ce mardi 20 octobre 2026
De gauche à droite : Alioune Diop, Jacques Bizollon de Zuénoula (JBZ) et Moses Djinko, invités au colloque « L’Épopée de la culture guinéenne », arrivés à Conakry ce mardi 20 octobre 2026

À deux jours du colloque « L’Épopée de la culture guinéenne », plusieurs personnalités du monde culturel, venues notamment de Côte d’Ivoire et du Sénégal, sont arrivées à Conakry ce mardi 20 octobre. Cette rencontre entend contribuer à une meilleure connaissance du patrimoine culturel guinéen et à la réflexion sur sa transmission aux nouvelles générations.

L’aéroport international de Conakry a accueilli, ce mardi soir, plusieurs invités du colloque « L’Épopée de la culture guinéenne », prévu les 22 et 23 octobre au Musée national de Guinée. Parmi eux figurent Jacques Bizollon de Zuénoula, dit JBZ, producteur et ingénieur du son, Alioune Diop, journaliste culturel et directeur de festival à Dakar, ainsi que Moses Djinko, journaliste culturel ivoirien.

Leur participation confère une dimension sous-régionale à cette initiative portée par Jean-Baptiste Williams et Fodéba Isto Keira, à travers Sélect Com. Au-delà de l’histoire culturelle guinéenne, les échanges annoncés doivent permettre de croiser les expériences et d’interroger les enjeux de préservation, de documentation et de transmission du patrimoine africain.

JBZ, un témoin des échanges musicaux entre la Guinée et la Côte d’Ivoire

Pour Jacques Bizollon de Zuénoula, ce retour à Conakry revêt une dimension particulière. Le professionnel de la musique indique avoir travaillé en Guinée entre 1995 et 2000, notamment au sein de Grigri Production. Il affirme également que son studio JBZ, installé à Abidjan, a contribué à la réalisation de productions pour environ 150 artistes guinéens.

Il évoque plusieurs collaborations avec des figures de la musique guinéenne, dont Sékouba Bambino, et se réjouit de retrouver le pays ainsi que les acteurs culturels avec lesquels il a travaillé : « Je suis très heureux d’être parmi vous », a-t-il déclaré à son arrivée.

Jacques Bizollon de Zuénoula (JBZ)

Âgé de 86 ans, JBZ revendique plusieurs décennies d’expérience dans l’industrie musicale. Après avoir exercé différentes activités dans ce secteur, notamment dans la distribution de disques et la production en studio, il poursuit aujourd’hui ses activités en accompagnant des artistes dans la préparation de spectacles en Guinée et à l’étranger.

Son parcours témoigne des liens professionnels qui se sont développés au fil des décennies entre les milieux musicaux guinéen et ivoirien.

Alioune Diop insiste sur la transmission du patrimoine africain

Journaliste culturel et directeur de festival à Dakar, Alioune Diop voit dans ce colloque une occasion de renforcer les échanges entre les acteurs culturels du continent. Il a salué l’initiative des organisateurs, soulignant l’importance de réunir les professionnels autour de questions liées au patrimoine et à son devenir.

« C’est toujours une bonne chose de réunir les Africains et de parler de ce qui nous est cher : notre patrimoine culturel, matériel et immatériel. Quand nous nous réunissons pour discuter, échanger et trouver des solutions pour l’avenir, mais aussi pour réfléchir à la transmission et à la place des jeunes, je crois que ce colloque intègre tous ces aspects », a-t-il déclaré.

Le journaliste a également exprimé sa satisfaction de pouvoir enfin séjourner à Conakry, après plusieurs escales dans la capitale guinéenne. Suivant régulièrement l’actualité culturelle du pays, il s’est réjoui de retrouver sur place de nombreux acteurs du secteur.

Pour lui, la culture constitue un terrain privilégié de coopération entre les pays africains, notamment lorsqu’il s’agit de préserver un héritage commun et de préparer sa transmission aux générations futures.

Moses Djinko souligne la portée régionale du colloque

Le journaliste culturel ivoirien Moses Djinko a, pour sa part, salué la tenue d’une rencontre consacrée à la réflexion sur la culture en Guinée. Il estime que ce type d’initiative favorise les synergies entre professionnels et permet d’élaborer des stratégies en faveur du développement culturel.

« Je dois dire que je suis très heureux de savoir qu’un projet de ce type se tient à Conakry, en Guinée. Pourquoi ? Parce qu’un colloque permet de créer des synergies, de réfléchir ensemble et d’élaborer des stratégies pour soutenir la culture », a-t-il expliqué.

Sa relation avec la Guinée remonte à 1995, année de sa première venue à Conakry, à l’occasion du lancement d’un album de Jean-Jacques Millimono. Depuis, il affirme avoir maintenu des liens réguliers avec le pays. Il était notamment revenu récemment pour accompagner le chanteur de reggae Donel Mangana Zion.

Moses Djinko considère la participation de professionnels guinéens, ivoiriens et sénégalais comme un atout pour élargir les perspectives de réflexion. « Quand on parle de culture guinéenne, on parle de culture ivoirienne, on parle de culture sénégalaise », a-t-il souligné, mettant en avant les liens qui unissent les espaces culturels de la sous-région.

Deux jours d’échanges autour de la mémoire culturelle

Prévu les 22 et 23 octobre au Musée national de Guinée, le colloque « L’Épopée de la culture guinéenne » ambitionne de revenir sur les grandes étapes de l’histoire culturelle du pays et de mettre en lumière les personnalités, les œuvres et les initiatives qui ont contribué à son rayonnement.

La présence de ces invités, aux parcours complémentaires, devrait enrichir les discussions autour de la documentation du patrimoine, de la coopération entre professionnels et de la transmission de la mémoire culturelle.

 

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