Viol en Guinée : l’OPROGEM annonce une baisse, mais les chiffres restent partiels

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La directrice générale de l’OPROGEM, la commissaire divisionnaire Marie Gomez, affirme que les cas de viol enregistrés en Guinée sont en baisse depuis 2018.

La directrice générale de l’OPROGEM, la commissaire divisionnaire Marie Gomez, affirme que les cas de viol enregistrés en Guinée sont en baisse depuis 2018. Les chiffres communiqués montrent toutefois une évolution irrégulière et restent incomplets pour 2026.

À l’occasion d’une rencontre avec des jeunes filles organisée mardi 29 septembre à Conakry, en prélude à la fête nationale, Marie Gomez a présenté plusieurs données relatives aux cas de viol enregistrés par l’Office de protection du genre, de l’enfant et des mœurs (OPROGEM).

Selon les chiffres qu’elle a communiqués, 204 cas avaient été enregistrés en 2017, contre 116 en 2018. Le nombre est ensuite remonté à 393 en 2019, puis à 374 en 2020, 306 en 2021, 281 en 2022 et 225 en 2024.

Pour 2026, l’OPROGEM avait enregistré 15 cas entre janvier et le 31 mars. Cette donnée ne permet toutefois pas de comparer directement l’année 2026 aux années précédentes, puisque la collecte des données se poursuit auprès des représentations régionales.

La prévention mise en avant

Pour Marie Gomez, l’évolution observée depuis 2018 s’explique notamment par le renforcement des actions de prévention, de sensibilisation et de formation menées avec les organisations non gouvernementales et les services de police.

L’OPROGEM mène notamment des campagnes dans les différentes régions afin d’expliquer aux populations les formes de violences basées sur le genre, leurs conséquences et les sanctions prévues par la loi. La commissaire insiste également sur l’utilisation des langues nationales pour faciliter la compréhension des textes juridiques.

Appel aux victimes à porter plainte

La responsable de l’OPROGEM a par ailleurs appelé les victimes de violences basées sur le genre à saisir les services compétents et à porter plainte afin de faire valoir leurs droits.

Ces statistiques concernent les cas enregistrés par les services compétents et ne permettent donc pas, à elles seules, de mesurer l’ensemble des violences effectivement commises. L’UNICEF souligne d’ailleurs que les violences sont sous-déclarées en Guinée, notamment en raison de facteurs sociaux et familiaux.

La tendance annoncée par l’OPROGEM devra ainsi être appréciée à partir de données complètes et comparables sur plusieurs années.

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