À l’occasion de la Journée internationale de la langue soninké, célébrée ce vendredi 25 septembre, l’UNESCO met l’accent sur l’éducation, la transmission intergénérationnelle et le numérique pour renforcer la place de cette langue en Afrique de l’Ouest.
L’édition 2026 est placée sous le thème « De l’oral à l’écrit : faire du soninké une langue de production, d’apprentissage et de création au XXIᵉ siècle ». L’UNESCO veut notamment favoriser son enseignement et son intégration dans l’environnement numérique.
Des outils numériques pour le soninké
Plusieurs initiatives sont mises en avant, dont le manuel « Lire et écrire en soninké », un clavier numérique en soninké et des travaux sur la synthèse vocale.
L’édition 2026 prévoit également une compétition éducative numérique destinée notamment aux jeunes et aux apprenants. L’objectif est de permettre au soninké d’être davantage utilisé dans les espaces d’apprentissage, de communication et de création numérique.
La Guinée parmi les pays concernés
La question concerne également la Guinée, où vivent des communautés soninkés. Le programme de l’UNESCO cite explicitement la Guinée parmi les pays représentés par les communautés soninké, avec la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et la Sierra Leone.
Pour la Guinée, cette journée offre ainsi un éclairage sur les enjeux liés à la préservation des langues et du patrimoine culturel, mais aussi sur leur adaptation aux nouveaux outils technologiques.
Le débat dépasse donc la seule célébration culturelle : il pose aussi la question de la place des langues africaines dans l’éducation, les contenus numériques et les technologies linguistiques




































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