La Guinée veut moderniser son système de gestion collective du droit d’auteur afin d’améliorer l’identification des œuvres et la rémunération des créateurs. Un atelier de quatre jours s’est ouvert ce mardi 6 octobre à Conakry avec l’appui de l’OIF et de la CISAC.
Organisée au profit du Bureau guinéen du droit d’auteur (BGDA) avec le concours du FODAC, la rencontre réunit une quarantaine de participants issus des services techniques, des milieux artistiques et des acteurs de la diffusion.
Les travaux portent notamment sur la gouvernance, la documentation des œuvres et l’utilisation des outils internationaux d’identification. La Guinée souhaite ainsi renforcer ses bases de données et améliorer la traçabilité des œuvres, aussi bien au niveau national qu’international.
Des identifiants internationaux comme l’ISWC et l’IPI doivent notamment permettre de mieux identifier les auteurs et leurs œuvres afin de faciliter le suivi de leur exploitation et la répartition des droits.
À l’ouverture des travaux, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a demandé la fin des méthodes de gestion manuelles et informelles et appelé à la mise en place d’un plan d’action opérationnel à l’issue de la formation.
Il a également invité les artistes à déclarer leurs œuvres et rappelé aux médias, hôtels et organisateurs d’événements leur obligation de payer les redevances liées à l’utilisation des œuvres protégées.
Le ministère annonce par ailleurs la mise en place prochaine d’un système de certification des espaces diffusant des œuvres protégées, ainsi qu’une révision de la redevance pour copie privée pour tenir compte des évolutions technologiques.
« On ne peut pas distribuer ce qu’on ne peut pas tracer, et on ne peut pas tracer ce qu’on n’a pas identifié », a résumé le ministre.
















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