Interrogé sur ce qu’il aurait aimé changer s’il pouvait reprendre son parcours musical, Sékouba Bambino répond sans hésitation :
« La seule chose que je regrette dans ma carrière, c’est que ma maman ne m’a pas vu chanter… Si quelque chose était à refaire, j’aurais demandé au Tout-Puissant de me ramener ma mère pour qu’elle voie ce que je suis devenu. »
Un regret d’autant plus poignant lorsque l’on sait que sa mère, Mariama Samoura, était elle-même chanteuse, mais que son destin l’a éloignée de la musique.
« Ma mère a été divorcée à cause de la chanson, parce que mon père ne voulait pas qu’elle chante chez lui. Alors, elle est partie se remarier pour pouvoir continuer à faire sa musique. Si j’avais eu l’opportunité de chanter devant elle, cela m’aurait fait un immense plaisir. »
Lorsque Kaaramoo Sangaré lui demande s’il ressent encore ce manque malgré sa renommée mondiale, Sékouba Bambino avoue que cette absence le hante toujours :
« Oui, tout le temps ! Chaque fois que je suis sur scène, je pense à ça. Avant de monter sur scène, je prie le Tout-Puissant Allah et je me confie à ma mère. Je lui dis : viens à côté de moi… Pour moi, quand je suis sur scène, elle est là. C’est pourquoi, à chaque concert, je chante le morceau ‘Appolo’, parce que c’est l’accomplissement de ma mère. »
Si Sékouba Bambino est aujourd’hui une figure emblématique de la musique guinéenne et africaine, c’est en partie grâce à l’héritage musical de sa mère, feu Mariama Samoura. Sa notoriété s’est largement construite autour de la reprise du titre « Apollo », un morceau qu’elle avait elle-même interprété.
À travers ses mélodies et ses textes empreints de profondeur, Sékouba Bambino perpétue la mémoire de sa mère, transformant chaque performance en un hommage vibrant à celle qui lui a transmis la passion de la musique.



































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