À l’approche de la fête de Tabaski, l’Association pour le Développement de Forécariah (ADEF) a officiellement lancé les préparatifs de la 9e édition de Forécariah Donkin Sali, un rendez-vous devenu au fil des années un moment de rassemblement pour les filles et fils de la préfecture. Face à la presse, le président de l’association, Aboubacar Touré, a présenté les contours de cette nouvelle édition tout en revenant sur la philosophie qui entoure cette initiative.
Selon lui, Forécariah Donkin Sali est née d’une volonté de créer un cadre fédérateur capable de réunir les ressortissants de la localité autour d’une même ambition : renforcer les liens sociaux et encourager le développement de Forécariah.
« L’ADEF a créé ce qu’on appelle Forécariah Donkin Sali, qui est une festivité. Nous nous sommes inspirés d’expériences qui existent ailleurs parce que pour évoluer, il faut aussi regarder ce qui marche ailleurs. Nous avons pensé qu’il fallait créer quelque chose qui rassemble les fils et filles de Forécariah pendant la fête », a-t-il expliqué.
Le président de l’ADEF estime que les célébrations traditionnelles de Tabaski se limitaient souvent à des rencontres familiales, sans véritable espace collectif favorisant les échanges et les retrouvailles. D’où l’idée de mettre en place un événement dépassant le simple cadre festif.
« Quand on fête la Tabaski, chacun reste souvent chez lui après la prière. Nous avons voulu apporter autre chose, créer une ambiance festive pour les parents, les jeunes et toute la communauté », a-t-il indiqué.
L’appellation Forécariah Donkin Sali n’a d’ailleurs pas été choisie au hasard. Aboubacar Touré explique que les organisateurs ont volontairement évité d’associer l’événement à une danse ou à une tradition spécifique afin de ne pas créer de sentiment d’exclusion entre les différentes communautés de la préfecture.
« Chaque localité a ses danses et ses traditions : Maferinyah, Kallia, Farmoriah, Moussayah ou d’autres encore. Nous ne voulions pas privilégier une communauté au détriment d’une autre. Nous avons préféré une identité qui rassemble tout le monde », a-t-il précisé.
Au-delà de son caractère culturel, l’événement se veut également un espace de réflexion autour du développement local. Selon l’ADEF, les festivités s’accompagnent de moments de prière, de rencontres et d’échanges destinés à renforcer la cohésion entre les ressortissants de la préfecture.
À travers cette initiative, l’association souhaite également lancer un appel aux fils et filles de Forécariah établis en Guinée comme à l’étranger, afin qu’ils participent davantage aux efforts de développement de leur localité.
« Personne ne développera Forécariah à la place des fils et filles de Forécariah. Cet événement est avant tout une communion, des retrouvailles autour de la question du développement », a insisté Aboubacar Touré.
Pour cette 9e édition, l’ADEF espère mobiliser davantage de participants autour de ce rendez-vous qui s’est progressivement imposé comme un moment de célébration identitaire, de partage et de réflexion sur l’avenir de la préfecture.












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