Le rappeur guinéen Balthazar Dy a fait une sortie remarquée sur les conditions de rémunération des artistes et les pratiques des promoteurs culturels en Guinée et à l’international.
Dans une prise de parole largement relayée, l’artiste affirme avoir désormais fixé son cachet à 20 000 euros, soit environ 200 millions de francs guinéens, précisant que toute proposition en dessous de ce montant ne devrait plus donner lieu à un contact avec son équipe managériale.
"Mon cachet est à 20 000€, soit environ 200.000.000 de Gnf ! Toi producteur et promoteur de... Moi je m'en fiche de la culture, 100% des promoteurs et producteurs de la culture n'ont aucun respect pour les artistes urbains."
Au-delà de sa situation personnelle, Balthazar Dy dénonce ce qu’il considère comme un manque de considération envers les artistes de la part de certains promoteurs. Selon lui, de nombreux organisateurs d’événements investissent dans la location de salles, la communication et la logistique sans véritable négociation, mais sollicitent ensuite les artistes en leur proposant des conditions jugées insuffisantes, souvent sous prétexte de visibilité.
Le rappeur élargit également son propos à la situation des artistes guinéens à l’international, estimant que plusieurs d’entre eux participent à des événements en Europe sans véritable cachet, parfois en échange de la prise en charge du visa ou de l’hébergement. Une pratique qu’il juge peu valorisante pour la profession.
Face à ce constat, Balthazar Dy invite les artistes à adopter une posture plus rigoureuse et à mieux valoriser leur image, en refusant selon lui les cachets qu’il considère comme dérisoires par rapport à leur notoriété et leur travail.
Cette sortie relance une nouvelle fois le débat sur la structuration du secteur culturel guinéen, notamment sur la question de la professionnalisation, de la négociation des cachets et du respect des standards internationaux dans les relations entre artistes et promoteurs.












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