Le collectif artistique guinéen Circus Baobab franchit un nouveau cap dans son développement. Ce jeudi, à la Maison des Jeunes de Taouya, la troupe a officialisé un partenariat stratégique de trois ans avec la Fondation KPC pour l’humanitaire. Un engagement fort en faveur de la jeunesse, de la culture et de l’impact social par les arts vivants.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, entouré de membres de son cabinet, ainsi que de l’ambassadeur de France en Guinée. Un parterre d’invités institutionnels et culturels venu saluer une initiative qui illustre le rapprochement entre secteur privé et industries culturelles.
Prenant la parole, le ministre Moussa Moïse Sylla a salué l’engagement de la Fondation KPC, qu’il considère comme un modèle de responsabilité sociale appliquée au secteur culturel.
« Je salue l’engagement de M. KPC en faveur du groupe Circus Baobab, pour sa générosité constante et sa volonté d’accompagner les talents nationaux. Cela constitue un exemple inspirant pour le secteur privé guinéen. La culture n’est pas du social, c’est de l’investissement. Derrière chaque franc investi, il y a des emplois, des familles qui vivent, et au-delà, il y a la Guinée qui rayonne. »
Pour le ministre, ce partenariat traduit un changement de paradigme : considérer la culture non plus comme une charge, mais comme un levier stratégique de croissance et d’influence.

Depuis plusieurs années, Circus Baobab s’est imposé comme l’une des compagnies africaines de cirque les plus dynamiques, multipliant les tournées et les performances sur les scènes nationales et internationales. Mais au-delà des projecteurs, le projet se veut profondément social.
Myriam Sylla, cheffe de projet de la structure, a insisté sur la portée éducative et structurante de l’initiative :
« Ce soutien arrive à un moment crucial. Circus Baobab, ce ne sont pas seulement des spectacles reconnus à l’international. Ce sont avant tout des jeunes qui trouvent dans les arts du cirque une voie, une discipline et un espoir. Notre mission est de canaliser leur énergie, de structurer leurs talents et de leur ouvrir de véritables perspectives professionnelles. »
Grâce à cet appui triennal, la compagnie entend renforcer l’encadrement, la formation et l’accompagnement socio-professionnel des jeunes artistes.
Pour la Fondation KPC, cet accord dépasse le cadre d’un simple soutien financier. Il s’inscrit dans une vision plus large du développement humain.
Sa directrice, Tiguidanké Keita, a souligné la dimension stratégique et symbolique de ce partenariat :
« Il ne s’agit pas seulement d’un accord formel, mais d’un engagement de sens. Nous partageons une vision : celle d’une Guinée qui investit dans sa jeunesse et reconnaît la culture comme un puissant levier de transformation sociale. Soutenir Circus Baobab, c’est soutenir des talents, mais aussi des destins. C’est investir dans une jeunesse qui mérite d’être encadrée, valorisée et encouragée. »
Elle a également rappelé que la fondation agit dans une logique de responsabilité sociale durable, en accompagnant des initiatives à fort impact humain et communautaire.
Visiblement ému, le directeur artistique de Circus Baobab, Kerfalla Camara, dit “Bakala”, n’a pas caché sa satisfaction :
« C’est un grand plaisir de voir, pour la première fois, une société privée nous accompagner dans notre propre pays. C’est une joie immense. »

Un soutien local qui revêt une portée symbolique forte pour une compagnie habituée aux reconnaissances internationales, mais longtemps en quête d’un appui structurant sur le plan national.
La cérémonie s’est achevée par une prestation artistique de la troupe, notamment le spectacle présenté lors de l’investiture du président Mamadi Doumbouya au Stade Général Lansana Conté, une performance saluée par l’assistance.
À travers ce partenariat stratégique de trois ans, Circus Baobab consolide ses bases et renforce sa mission d’encadrement des jeunes par les arts du cirque. L’initiative ouvre également la voie à une implication accrue du secteur privé dans le financement et l’accompagnement des industries culturelles et créatives en Guinée.
Un signal fort, dans un contexte où la culture s’affirme progressivement comme un pilier du développement économique, social et identitaire du pays.












Comments powered by CComment