Au lendemain de sa défaite en finale de la Supercoupe d’Espagne face au FC Barcelone (3-2), le Real Madrid a officialisé lundi le départ de son entraîneur Xabi Alonso, après seulement huit mois passés sur le banc madrilène. Le club merengue a annoncé dans un bref communiqué que l’ancien milieu de terrain serait remplacé par Álvaro Arbeloa à la tête de l’équipe première.
« Le Real Madrid annonce que, d’un commun accord entre le club et Xabi Alonso, il a été décidé de mettre fin à son mandat d’entraîneur de l’équipe première », a écrit le géant espagnol. Arrivé avec l’ambition de relancer son club formateur grâce à un projet collectif inspiré de son passage réussi au Bayer Leverkusen, Alonso n’a jamais réellement eu le temps d’imposer sa patte.
Fragilisé depuis le début de l’hiver par une série de résultats décevants, le technicien espagnol semblait déjà sous pression. La défaite face au FC Barcelone, rival historique, a visiblement été jugée comme celle de trop par la direction madrilène, malgré les appels répétés de l’entraîneur à la patience pour permettre à son équipe de progresser.
Pourtant, la situation sportive du Real Madrid est loin d’être catastrophique. Deuxième de Liga à quatre points du Barça et bien placé pour terminer dans le top 8 de la phase de Ligue des champions, synonyme de qualification directe pour les huitièmes de finale, le club conserve des objectifs majeurs à portée de main.
La version officielle d’une séparation « d’un commun accord » est toutefois remise en cause. Selon El Chiringuito et Marca, Xabi Alonso et ses joueurs auraient appris la nouvelle avec surprise. Une information confirmée par le journaliste Marcos Benito, qui évoque une décision unilatérale du club. « Alonso ne voulait pas partir et ne s’y attendait pas. La formule “d’un commun accord” relève davantage de la politesse », a-t-il expliqué, jetant un sérieux doute sur la communication du Real Madrid.












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