L’Association des Rastafari de Guinée a officiellement amorcé une nouvelle phase de son histoire. Anciennement connue sous le nom de Mouvement Rasta de Guinée (MOURAG), la structure devient désormais le Conseil des Rastafari de Guinée (CORASGUI). L’annonce a été faite le 6 février, à l’occasion de la Journée de solidarité avec les migrants, organisée à la plage de la Jetée, une date hautement symbolique coïncidant avec l’anniversaire de la naissance de Bob Marley.
Prenant la parole devant la presse et les membres du mouvement, Gbassikolo Kakoulima Konaté, président du CORASGUI, a expliqué les raisons de cette mutation. Selon lui, ce changement de dénomination traduit une volonté claire de renforcer la structuration du mouvement et son positionnement dans l’espace public.
« Notre mouvement a grandi, il a éveillé des consciences et rassemblé des cœurs. Aujourd’hui, l’heure est venue de passer à une nouvelle étape », a-t-il déclaré, soulignant que le nouveau nom implique davantage de responsabilité, de discipline et de dialogue avec les institutions de l’État.
Au-delà de l’identité spirituelle, le CORASGUI entend désormais se positionner comme une force de proposition dans plusieurs domaines clés, notamment l’agroécologie, l’autosuffisance alimentaire, l’éducation, la culture, la paix et la justice sociale. Le président a insisté sur la nécessité de conjuguer convictions et actions concrètes : « Nous restons rastafari dans l’âme, mais nous devons être organisés dans l’action », a-t-il affirmé.
Cette journée a également été marquée par un message fort sur la question migratoire. Le CORASGUI a rendu hommage aux victimes de l’immigration clandestine et réaffirmé son engagement à œuvrer pour des alternatives durables en Guinée, afin d’offrir à la jeunesse des perspectives de vie dignes sur le continent.












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