L’humoriste guinéenne Nènè Diabaté s’apprête à franchir un cap majeur de sa carrière. Ce samedi 7 février, dans la salle de Djoma, elle présentera au public son tout premier One Woman Show, intitulé « Les coups de la vie ». En prélude à cet événement, l’artiste a animé une conférence de presse afin de dévoiler les contours de ce spectacle très attendu, en présence de plusieurs figures de l’humour et de la comédie guinéenne, dont Mamadou Thug, Bappa Oumar, Danger le comédien, Mansour ou encore Petit Tonton pour ne citer qu'eux.
Professionnelle de l’humour depuis cinq ans, Nènè Diabaté revendique un parcours atypique et assumé. « Je suis humoriste maintenant à des professionnels. Sinon, je suis aussi sage-femme de formation, entrepreneur et chroniqueuse radio », a-t-elle rappelé, non sans humour. Forte de ses expériences sur de grandes scènes, l’artiste explique avoir ressenti le besoin de se lancer dans un spectacle solo, à la fois pour marquer ses cinq années de carrière et pour offrir à son public une œuvre entièrement portée par elle. « Pourquoi pas offrir à mon public un spectacle solo où il n’y aura que Nènè Diabaté du début à la fin ? », a-t-elle confié.

Au-delà du défi personnel, ce One Woman Show revêt une dimension symbolique. Sélectionnée pour représenter la Guinée au MASA 2026, Nènè Diabaté estime essentiel de se produire d’abord devant le public guinéen. « On ne peut pas aller à l’extérieur offrir un spectacle sans autant offrir à la Guinée un One Woman Show », a-t-elle souligné, précisant qu’elle devient ainsi la deuxième femme humoriste guinéenne, après Thérèse, à relever ce défi. Un pari audacieux, assumé malgré le stress : « C’est un grand défi, beaucoup de stress… mais Alhamdoulilah, je suis le bébé gâté des grands frères du milieu », a-t-elle reconnu.
Les coups de la vie se veut un spectacle à la fois drôle et profondément ancré dans le quotidien. À travers des thématiques variées, société, famille, l’humoriste entend parler « des coups qu’on reçoit au quotidien, mais aussi de ceux qu’on donne parfois aux autres ». Entièrement autoproduit, le projet a été financé sur fonds propres, notamment grâce aux gains obtenus au Parlement du Rire, avec le soutien solidaire de ses pairs. Un rendez-vous artistique sincère et engagé, où l’humour devient miroir de la société.













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