Mohamed Ibn Abdallah Oularé alias Béni, considéré comme le plus grand dénicheur de talents en Guinée, est de nos  le plus vieux producteur guinéen de la musique urbaine encore en  activité.

 

L’homme a commencé ses premiers pas en 1997 comme promoteur dans les boites de nuit de la région forestière pendant  des moments de galères dus à une retraite anticipée de son père. A l’époque, il était cultivateur avant de devenir promoteur dans les boites de nuit.

 

Une fois à Conakry, pour s’occuper de sa maman, il était obligé de faire des travaux domestiques, comme nettoyage de voitures... avant d’avoir l’idée de se lancer petit à petit dans la production musicale.

 

 

Le début d’une carrière professionnelle

 

Après  toute la galère vécue en forêt, Beni  est arrivé  à Conakry pour se chercher, bien sûr. En ce temps son souci principal était comment subvenir aux besoins de sa maman. A qui d’ailleurs il doit le pseudo ‘’Béni ‘’. Car elle l’accordait  à tout moment des bénédictions en récompense, en l’appelant ’’l’enfant béni ‘’ en malinké. 

Avec le peu d’expérience qu’il a acquis dans le showbiz, le boss de la maison Benedi Records a décidé de lancer le projet d’une compilation de musique urbaine. D’où la compil ‘’Béni Compilation vol 1 et 2’’, en 2003. Une œuvre dans laquelle,  ont participé la plus plupart des artistes urbains. Entre autres Jack Woumpack, Silatigui, Baraka, Master G, Elie Kamano, Takana Zion, Degg J Force 3... Il initie également le grand festival annuel du pays, ‘’MANIFEST’’ qui est à sa 8ème Edition aujourd’hui. Il devient aussi membres de ‘’Equation Music’,’ le plus grand réseau des opérateurs culturels de la sous-région ouest africain. Et propriétaire d’un arsenal de sonorisation en son et lumière, Beni Sound Systèm.

 

 

 

"Bénedi Records, une école de la musique urbaine"

 

De 2003 à nos jours, la maison Bénedi Records a été une école pour la plupart des artistes urbains guinéens.  Mais  à un moment donné, ‘’le guerrier mongole’’  (un sobriquet qu’on lui a collé à  cause de son courage) met pause à la production des artistes et se concentre sur la diffusion des spectacles, dont lui seul explique les raisons :

 

« Les artistes avaient commencé à faire de la pression à cause de l’argent que moi-même je ne gagnais pas.  Aujourd’hui même beaucoup disent que nous les producteurs d’artistes on est mauvais. Mais n’oubliez pas aussi que sortir quelqu’un de la misère et lui donner une visibilité n’est pas aussi chose facile ». Explique-t-il.

 

 

Mais quelques années après, le papa de Balla Moussa reprend la production en main. Il commence par créer le collectif Beni Kha Crew, regroupant plus d’une dizaine de membres dont Singleton, Baba Samba, Steeve One Loks, Bandjan..., qui sont tous devenus des vedettes. Même s’il en reste encore d’autres sur le banc.

 

Suite à ce grand parcours, avec ses 20 ans de carrières dans le showbiz guinéen, Béni  reste et demeure le plus gros dénicheur de talent en Guinée. D’ailleurs le plus vieux producteur  encore en activité.

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