La participation de l’Iran à la Coupe du monde de la FIFA 2026 semble définitivement compromise. Le ministre iranien des Sports a annoncé ce mercredi que la sélection nationale ne prendra pas part au tournoi prévu aux États-Unis, au Mexique et au Canada. Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions géopolitiques après les frappes militaires menées par Washington et Tel-Aviv contre l’Iran et la mort du guide suprême, Ali Khamenei.
Selon le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, il est impossible pour son pays de participer à une compétition organisée notamment par les États-Unis dans les circonstances actuelles. « Étant donné que ce régime corrompu a assassiné notre guide, nous ne pouvons en aucun cas participer à la Coupe du monde », a-t-il déclaré, évoquant également les conséquences humaines des récents affrontements.
Du côté de la Fédération Internationale de Football Association, l’espoir demeurait pourtant de voir la sélection iranienne prendre part au tournoi. Son président, Gianni Infantino, avait récemment assuré que l’équipe d’Iran serait « bien entendu la bienvenue » pour disputer la compétition aux États-Unis, après des échanges avec le président américain Donald Trump. Le dirigeant de la FIFA avait fait cette déclaration sur son compte Instagram, dans un message se voulant rassurant.
Mais à Téhéran, la situation politique et militaire semble avoir pris le dessus sur les considérations sportives. Pour les autorités iraniennes, la participation à la compétition n’est plus envisageable tant que le conflit se poursuit.
Un boycott évoqué depuis le début du conflit
L’hypothèse d’un retrait de l’Iran avait déjà été évoquée ces dernières semaines. Le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, avait laissé entendre que les événements pourraient avoir des conséquences directes sur la présence de la sélection nationale au Mondial. « Ces événements ne resteront pas sans réponse. Mais avec cette attaque et cette cruauté, il est difficile d’envisager la Coupe du monde avec espoir », avait-il déclaré à la télévision iranienne.
Avant cette annonce, l’Iran devait évoluer dans le groupe G aux côtés de la Belgique, de l’Égypte et de la Nouvelle-Zélande. Son éventuel retrait pourrait obliger la FIFA à revoir la composition de ce groupe ou à désigner un remplaçant. Pour l’heure, la FIFA n’a pas réagi à cette décision. Mais si elle se confirme, l’absence de l’Iran constituerait l’un des épisodes politiques les plus marquants de l’histoire récente de la Coupe du monde.












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