À quelques mois de la prochaine Coupe du monde, la participation de l’Iran au tournoi organisé en Amérique du Nord suscite déjà de vives réactions. En cause : une déclaration du président de la FIFA, Gianni Infantino, à l’issue d’une rencontre avec le président américain Donald Trump. La question de la présence de l’équipe iranienne au Mondial a été abordée lors d’un échange entre les deux dirigeants, alors que les relations entre les États-Unis et l’Iran sont extrêmement tendues.
Selon le patron de la FIFA, le président américain aurait assuré que la sélection iranienne serait « la bienvenue » pour participer au tournoi. Alors que selon le ministre iranien des Sports son pays ne participera pas au Mondial-2026 aux USA.
Dans un communiqué publié mercredi, Gianni Infantino a détaillé les discussions tenues à la Maison-Blanche autour des préparatifs de la prochaine Coupe du monde de la FIFA 2026, qui sera organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada.
« Ce soir, j’ai rencontré le président des États-Unis, Donald J. Trump, pour discuter de l’état d’avancement des préparatifs de la prochaine Coupe du monde et de l’enthousiasme croissant à l’approche du coup d’envoi, prévu dans seulement 93 jours », a indiqué le dirigeant du football mondial.
Le président de la FIFA a également évoqué la situation politique et militaire actuelle impliquant l’Iran, tout en rappelant que la sélection nationale s’est qualifiée sportivement pour le tournoi. « Au cours de nos discussions, le président Trump a réaffirmé que l’équipe iranienne était bien sûr la bienvenue pour participer au tournoi aux États-Unis. Nous avons tous besoin d’un événement comme la Coupe du monde pour rassembler les gens, aujourd’hui plus que jamais », a-t-il ajouté.
Ces propos ont toutefois suscité de nombreuses critiques, certains observateurs estimant qu’il est pour le moins surprenant de « remercier » le président d’un pays hôte pour avoir autorisé la participation d’une équipe pourtant qualifiée sur le terrain. Pour plusieurs analystes, cette sortie du dirigeant suisse apparaît comme une maladresse diplomatique, voire une déclaration « lunaire », dans un contexte géopolitique particulièrement sensible.
Malgré ces polémiques, la FIFA continue d’affirmer que le football doit rester un vecteur de rassemblement et de dialogue entre les peuples.












Comments powered by CComment