À l’issue de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, remportée par le Sénégal face au Maroc (1-0 après prolongation), le sélectionneur marocain Walid Regragui a tenu des propos critiques à l’encontre de l’entraîneur sénégalais Pape Thiaw, au sujet de la manière dont le Sénégal a géré les derniers instants de la rencontre.
Dans une déclaration relayée par plusieurs médias, Regragui a estimé que certaines réactions lors de la fin de match n’ont pas été à la hauteur de l’image qu’il souhaite pour le football africain. « L’image qu’on a donnée de l’Afrique aujourd’hui est honteuse. Quand un entraîneur demande à ses joueurs de quitter le terrain… ce que Pape Thiaw a fait ce soir n’honore pas l’Afrique », a-t-il indiqué. « Ce n’est pas classe, mais bon… il est champion d’Afrique, donc il a le droit de dire ce qu’il veut », a-t-il ajouté.
Contexte de la finale et tensions
La finale de la CAN s’est déroulée dans un climat particulièrement tendu, notamment dans les dernières minutes du temps réglementaire. Alors que le score était toujours nul, un penalty très contesté a été accordé au Maroc dans le temps additionnel, décision qui a suscité des réactions immédiates des joueurs et des entraîneurs. Après que Brahim Aziz, désigné meilleur buteur du tournoi, a manqué ce penalty, le match a été arrêté pendant plusieurs minutes, le temps que les équipes se décident à reprendre le jeu.
Regragui a évoqué cet arrêt dans ses propos : « On a arrêté le match, aux yeux du monde, pendant au moins 10 minutes. Ça n’a pas aidé Brahim. Ce n’est pas une excuse sur la façon dont il a tiré son penalty, mais on ne va pas revenir en arrière. On va l’assumer. » Ces mots reflètent à la fois sa frustration par rapport à l’issue de la rencontre et son point de vue sur la gestion des émotions et des réactions sur le terrain.
Une défaite serrée et des distinctions individuelles
Le Sénégal a finalement décroché son second titre continental consécutif, après celui de 2021, grâce à un but inscrit en prolongation. La victoire a été marquée par des moments de tension, reflétant l’enjeu et l’intensité de ce type de confrontation entre deux nations africaines de premier plan.
Outre le trophée, la compétition a été marquée par plusieurs distinctions individuelles. Le capitaine sénégalais Sadio Mané a été élu meilleur joueur du tournoi, tandis que le Maroc a reçu le trophée du fair-play. Yassine Bounou a été désigné meilleur gardien, et Brahim Aziz meilleur buteur avec cinq réalisations, malgré son penalty manqué en fin de match.
Les propos de Regragui soulignent les émotions fortes et les débats qui peuvent entourer un événement sportif de cette ampleur, sans pour autant remettre en cause le résultat final. Ils interviennent dans un contexte où le football africain continue de chercher un équilibre entre compétitivité, fair-play et représentation sur la scène internationale.













Comments powered by CComment