Le samedi 7 février, la scène musicale guinéenne vibrera au rythme de la mémoire et de la nostalgie à l’occasion de la première édition de Les Années Bonheur, au chapiteau By-Issa. Un événement inédit dédié aux grandes voix et aux chansons qui
ont marqué l’histoire musicale du pays. Parmi les artistes invités Amaza, l’une des figures emblématiques de la musique guinéenne, prêt à offrir au public un moment fort en émotions.
Honoré par cette invitation, Amaza n’a pas caché sa reconnaissance envers les organisateurs. Pour l’artiste, faire partie de cette sélection est déjà une marque de considération. « Je ne suis pas le seul à avoir des chansons qui ont marqué, mais le fait qu’on ait pensé à moi me fait énormément plaisir », confie-t-il. Sur scène, sa mission est claire : transmettre de la joie et rendre au public l’énergie positive qu’il reçoit depuis toujours.
Fidèle à l’esprit du concept, Amaza entend revisiter les titres phares de sa carrière, ceux qui ont accompagné et marqué plusieurs générations. Sans chercher à mélanger les époques, chaque artiste sera appelé à représenter la sienne. « Je m’occuperai de mon époque et des chansons qui ont déjà touché mes fans », explique-t-il, promettant un retour authentique sur les moments forts de son parcours musical.
Au-delà des prestations individuelles, Les Années Bonheur se veulent aussi un espace de partage. Si la gestion du temps de scène revient aux organisateurs, Amaza insiste sur l’importance de la communion entre artistes, que ce soit sur scène ou en coulisses. Pour lui, le simple fait de se retrouver sur une même plateforme avec des figures majeures de la musique guinéenne est déjà une richesse en soi.
Interrogé sur l’héritage des générations passées, l’artiste se montre reconnaissant. Il souligne le rôle fondamental des aînés dans la construction de la musique actuelle. « Rien ne tombe du ciel. Nous marchons sur les traces de ceux qui nous ont précédés », affirme-t-il, estimant que l’évolution du milieu musical est le fruit de cette transmission continue.
Sur le plan émotionnel, Amaza avoue que cet événement résonne profondément en lui. Revivre certaines époques à travers la musique est une source de bien-être et de fierté. « Je suis sûr que je danserai sur des chansons qui me faisaient danser quand j’étais enfant », confie-t-il, tout en espérant que les plus jeunes grandiront, à leur tour, avec ses œuvres.
À l’origine de ce projet, Nene Sweety Kébé, de K’api-Groupe. L’initiatrice de ‘’Les Années Bonheur’’ explique que l’idée est née de sa passion pour la musique. Mélomane depuis l’enfance, elle a souhaité créer un cadre où souvenirs et modernité se rencontrent. Bien que vivant en France, elle a tenu à lancer cette première édition en Guinée, un choix dicté par sa proximité avec le public local et sa volonté de poser des bases solides avant d’envisager une extension du concept à l’international.
Avec Les Années Bonheur, la musique guinéenne s’offre ainsi un hommage vivant, porté par ceux qui l’ont façonnée hier et ceux qui la font rayonner sous l'ère moderne.












Comments powered by CComment