Le jeune collégien Alain Délamou fait partie des malheureux au brevet d'étude de premier cycle de cette année. Mais son cas est plus évocateur que d'autres, car il est à sa cinquième tentative sans réussite.

 

 

 

Depuis 2016, le jeune Alain Délamou enchaîne des échecs au niveau du BEPC, ne compte pas lâcher prise. Il veut coûter que coûte et vaille que vaille accéder au Lycée et poursuivre ses études jusqu'à l'université. Interrogé par nos confrères du site Africaguinée, Délamou explique son parcours scolaire qui commence à être entaché d'échec.

 

« J’ai fait pour la première fois, le brevet au collège de Palé en 2016, ça n’a pas marché. Je suis allé au collège méthodiste de Diécké où j’ai repris en 2017 sans succès. Pour la 3ème fois au collège de Diécké, ça n’a pas encore marché. Je suis donc venu à Yomou au collège de Kinta où j’ai fait 2 fois en 2019 et 2020, en vain’ », témoigne-t-il.

 

Ce n’est pas parce qu'il est inintelligent qu'il échoue chaque fois, enchaîne-t-il.

 

« En 2019 au brevet blanc, j’étais premier de ma classe avec 16 de moyenne, mais au brevet réel, j’avais échoué. Mes amis viennent chez moi pour que je leur explique nos leçons, ils sont admis au lycée, moi je n’y arrive toujours pas. En 2020, c’était la même chose. Dans notre établissement, il n’y avait personne qui pouvait s’arrêter devant moi. Mais au brevet réel, les gens qu’on n’imaginait pas, ce sont eux qui ont gagné l’examen devant moi alors qu'en ne fournissant pas assez d’efforts pendant les compositions, je suis entre 3e et 4e. Parfois même quand certains professeurs sont absents, c’est à moi qu’on donne le cahier pour expliquer aux amis », indique le jeune Alain Délamou au site Africaguinée.

 

 

Dans le même sillage, le collégien dit être plus prêt à refaire pour la énième fois l'examen d'entrée au Lycée et finir ses études pour qu'enfin un sortant d'université soit dans leur famille.

 

« Je veux reprendre cette année. Je veux aller à l’université. Mais par moment, il y a un manque de soutien. Parfois j'ai du mal à trouver à manger, ce qui m’empêche de réviser. Et dans notre famille, aucun de mes frères n’a pu poursuivre les études jusqu'à l'université. Mais au-delà de tout ça, j’ai l’amour pour les études », fait-il remarquer

 

Bonne chance à Alain Délamou.

 

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